La méd'Chine de l'hiver

L’hiver en Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC)

Afin de finaliser notre compréhension de la Médecine Traditionnelle Chinoise en "3D", voici en préambule quelques mots sur sa 3e dimension. Dans les précédents articles, nous avions évoqué les deux premières à savoir, la préservation de la vie et la prévention des maladies.


La première correspondant aux règles d’hygiène de vie à adopter pour être en bonne santé et réaliser son chemin de vie ; la deuxième, comme connaissances à disposition du praticien pour évaluer les signes avant-coureurs des déséquilibres physiologiques à un stade asymptomatique, à savoir non encore décelables en médecine moderne. Un travail préventif est alors effectué conjointement par le praticien et le consultant afin d’éviter l’apparition de la maladie.


Cette intervention du thérapeute fait écho aux propos de l’ouvrage de référence millénaire en MTC, Le Huangdi Nei Jing dans lequel il est écrit : "le Sage n’attend pas que les Hommes soient malades pour les soigner, il les guide quand ils sont en bonne santé". La troisième dimension est celle de la thérapeutique dès lors que la maladie s’est déclarée "au grand jour". Vous l’avez donc logiquement compris, si nous adoptons régulièrement les comportements préconisés dans le cadre de ces deux premières dimensions, la troisième sera de facto beaucoup moins fréquemment déployée. Dans ce dernier cas, la thérapeutique débutera par un diagnostic approfondi duquel découlera le choix de la méthode de traitement de la pathologie puis l’application par le thérapeute d’une ou plusieurs disciplines selon son ou ses domaine(s) de prédilection (acupuncture, tuina, diététique, pharmacopée, qi qong..).


Revenons-en à présent à l’hiver et découvrons les particularités qui en font toute sa richesse et son importance. Nous porterons alors un regard plus éclairé et plus doux tout au long de cette période enveloppée d’une nuit précoce et de son climat froid, trop souvent décrié. Selon l’approche philosophique incarnée par la MTC, l’hiver représente la fin d’un cycle qui se recrée perpétuellement avec l’arrivée du printemps début février. Il n’est donc pas une fin absolue, mais plutôt une période de repos, préalable indispensable pour qu’un renouveau fécond soit possible. Ce rythme des saisons est ainsi comparable à celui des périodes de la journée. La nuit, entre crépuscule et aube, est dédiée au sommeil réparateur qui nous permet de redémarrer une nouvelle journée efficiente.


Je vous laisse vous remémorer votre efficacité au travail après une nuit blanche, écourtée ou encore ponctuée de réveils nocturnes. À l’instar de la faune et de la flore qui naturellement adoptent un mode d’hivernation, l’humain doit également profiter de cette période de "retraite" pour suivre les lois de la nature et préparer les racines d’un nouveau jaillissement à la prochaine saison. "C'est dans l'ombre de soi-même que l'on fait les rencontres les plus lumineuses". Jacques SALOMÉ L’hiver, la dynamique yin est portée à son apogée. Elle s’exprime notamment par le refroidissement, l’humidification, le ralentissement, l’apaisement, l’intériorisation, le déclin de la lumière. Cinétique logique pour favoriser le retour à soi, au calme et au repos.


Article écrit par Sophie PEYRET, étudiante en MTC.


A lire en intégral à la page 32 du magazine #4 de l'hiver.

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