Ralentir en hiver

Ça y est, l’hiver est bien installé, il n’y a plus de doutes ! Les sous-bois sont devenus silencieux, tout le monde a rejoint nids et terriers, on entendrait presque tomber les flocons sur le sol tapissé par le manteau de feuilles que les arbres ont abandonnées. Dans le règne animal comme dans le règne végétal, notre énergie, notre élan de vie, se protège dans notre centre, nos racines, notre chez soi. Et pour vous, l’hiver, ça se passe comment ?

Installer la douceur au creux de la rudesse. Si dans la nature tout appelle au silence et au repos, il en est tout autrement dans notre environnement moderne. Après le temps des fêtes, souvent synonyme de stress, de foule, de fatigue et d’excès, nous enchainons avec la rentrée, la pression des "bonnes résolutions", et une bonne épidémie de grippe ou de gastro !


Et pourtant le message de l’automne (que nous avons vu ensemble dans le numéro 3 de Belam MAG), nous préparait à accueillir ce temps de pause en nous invitant déjà à nous recentrer, à nous intérioriser, à nous fortifier pour traverser l’hiver. Car il n’y a pas de secret, c’est en cultivant notre propre petite lumière Intérieure que le jour gagnera sur la nuit !


Le solstice d’hiver que nous fêtons le 21 décembre célèbre cette victoire. Cette lumière, cette chaleur, cette joie nous la cultivons dans les guirlandes de couleurs qui décorent nos fenêtres, dans les plats réconfortants que nous prenons plaisir à préparer et déguster à plusieurs, dans les échanges et les moments passés avec les siens. Cette douceur qu’il nous plait d’installer dans nos maisons, tâchons de la laisser s’infuser au plus profond de nous, Ça y est, l’hiver est bien installé, il n’y a plus de doutes ! Les sous-bois sont devenus silencieux, tout le monde a rejoint nids et terriers, on entendrait presque tomber les flocons sur le sol tapissé par le manteau de feuilles que les arbres ont abandonnées. Dans le règne animal comme dans le règne végétal, notre énergie, notre élan de vie, se protège dans notre centre, nos racines, notre chez soi.


Et pour vous, l’hiver, ça se passe comment ? pour cultiver notre propre joie d’être. Il en est de notre propre ressort de nous laisser éclairer de l’intérieur pour retrouver notre essentiel. Car nous avons besoin de cet ancrage, de cette base solide qui nous constitue et qui répond à qui nous sommes vraiment. La fin d’année, temps de bilan, nous invite à revisiter nos valeurs, nos besoins, nos envies, nos peurs. Ne garder que ce qui nous fait sens, que ce qui nous fait vibrer. Cette période qui oppose la nuit au jour, le froid du dehors à la chaleur du foyer, l’excitation des retrouvailles et du partage au silence d’un jour de pluie, va venir tester notre équilibre aussi bien physique qu’émotionnel. De la grosse fatigue à la petite déprime saisonnière, certains signes nous montrent que nous avons parfois du mal à gérer la dualité de la saison. Alors oui, notre corps nous appelle à nous retirer un peu du flot de la vie, à rester un peu seul avec soi, à se cajoler, se bercer, le temps que la tempête passe dehors.


Et pourtant l’hiver nous fait une promesse, celle de tous les possibles. Du silence, du vide, du froid, renaîtra la Vie par un élan cyclique, il en est certain. Laissons-nous la possibilité de ressentir cet élan en lui laissant la place nécessaire. Acceptons de nous poser, de nous ennuyer, de nous retrouver seul… et de laisser voir apparaître un bouton de créativité qui s’épanouira au printemps, saison où nous avions commencé le voyage ensemble (Belam MAG n°1). Il est temps de recharger les batteries En Médecine Traditionnelle Chinoise, on explique que le rein abrite nos réserves d’énergie vitale. À savoir qu’il est question ici du "rein énergétique", un pôle fonctionnel qui englobe non seulement les reins mais qui implique aussi d’autres organes comme les organes sexuels.


Notre énergie vitale y est présente sous deux formes. La première est une énergie ancestrale que nous héritons de nos parents lors de notre conception et qui est non renouvelable. Elle détermine notre constitution de départ, notre développement et notre capacité à nous reproduire. La seconde est une énergie essentielle ou postnatale qui découle de notre mode de vie quotidien et qui est produit tout au long de notre vie par l’assimilation de l’énergie subtile des aliments, des boissons, de l’air. Elle agit comme catalyseur de l’ensemble des réactions métaboliques du corps. Et son excédent vient compléter et entretenir notre énergie ancestrale.


Lorsque nous sommes victimes du stress et d’un rythme de vie effréné, que nous nous alimentons de manière inadaptée, que nous vivons dans un environnement pollué, la qualité et la quantité d’énergie produite est déficiente et notre organisme devra puiser dans ses réserves contenues dans le rein. Ce qui aura raison d’épuiser le stock d’énergie essentielle et à termes d’énergie ancestrale. Au contraire, si nous prenons soin de ce que nous mangeons et de la manière dont nous buvons, respirons, pensons, nous capitalisons de l’énergie sans puiser dans nos réserves.



Article écrit par Marion MANFREDI, naturopathe, psychopraticienne spécialisée en accompagnement alimentaire.


A lire en intégralité à la page 48 du magazine #4 de l'hiver.


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