Se fortifier en automne

L’été est terminé. Il y a comme un brin de nostalgie dans l’air. Les cigales ont arrêté de chanter, les soirées s’apaisent et commencent à rafraîchir, la végétation nous offre les fruits d’un dernier souffle. L’énergie change, nous le voyons autour de nous, nous le ressentons à l’intérieur de nous. Partons ensemble à la découverte du message de l’automne.

Un nouveau temps de bilan

Après une saison à chanter, danser, vivre la Joie dans chacune de nos cellules, notre corps nous montre une nouvelle direction. Le temps est venu de commencer à s’intérioriser, à se rassembler, à s’enraciner. C’est le temps du relâchement qui nous invite à rentrer dans notre chez-soi, à créer son petit cocon, à s’y lover en douceur dans l’attente des premiers frimas. Chaque belle journée se vit comme la dernière, dans la conscience de la rudesse de l’hiver qui se prépare.

Le printemps et l’automne ont en commun cette qualité d’intermédiaire, de basculement : ils nous invitent à préparer l’arrivée de la prochaine saison, tout en fermant délicatement la porte de la dernière.

Temps du bilan, du tri, ils nous proposent de lâcher ce qui est dépassé, pour se réconcilier avec ses valeurs. Pour prendre acte, toujours un peu plus, de qui l’on est. Ce sont des périodes où nous nous sentons souvent vulnérables : elles nous demandent de créer une nouvelle stabilité en allant remettre en question le cadre qui nous accompagnait jusqu’à maintenant. Un peu comme L’été est terminé. Il y a comme un brin de nostalgie dans l’air. Les cigales ont arrêté de chanter, les soirées s’apaisent et commencent à rafraîchir, la végétation nous offre les fruits d’un dernier souffle. L’énergie change, nous le voyons autour de nous, nous le ressentons à l’intérieur de nous. Partons ensemble à la découverte du message de l’automne. si nous étions de simples témoins du changement, obligés de se résoudre à accueillir l’impermanence. Mais c’est bien la puissance de la Vie qui se cache derrière tout cela : détruire pour recréer.

Si le printemps, saison de l’inspiration, nous portait à nous déployer pour s’offrir pleinement à l’été, il en est tout le contraire en automne. Saison de l’expiration, le temps est à la décroissance et appelle à nous recentrer pour venir identifier ce qui nous est essentiel, vital, et à le protéger pendant l’hiver. Il est donc nécessaire de mettre en place à cette période les bonnes habitudes de vie qui nous permettront, aussi bien moralement que physiquement, de nous fortifier.


Une période de déséquilibre pour le corps

Avec la rentrée, nous avons parfois l’impression de perdre le bénéfice de l’été et des vacances en seulement quelques semaines. Il est courant, dans la pleine reprise de septembre, de se sentir fatigué, anxieux, de commencer à voir apparaitre de la toux ou des écoulements nasaux, voire même des désordres intestinaux.


Mais que se passe-t-il ?

Naturellement en automne, notre énergie commence à descendre et à se recentrer dans nos reins. En Médecine Traditionnelle Chinoise, on considère que ce transfert d’énergie va venir affaiblir nos poumons et nos intestins. D’où l’apparition de symptômes relatifs à ces pôles organiques. Si l’été indien semble vous porter à suivre une folle cadence, ne négligez pas les moments où votre corps vous demande un peu de repos et de calme. L’écoute de soi et le respect de ses ressentis restent les indicateurs indispensables pour accueillir sans encombre les changements induits par cette saison. Il devient alors cohérent de travailler sur une logique préventive, en venant notamment soutenir notre intestin et ses fonctions multiples.


À la découverte d’un des organes clefs de l’automne : notre intestin

Si notre intestin est naturellement mis à l’épreuve à l’automne, c’est toutes les fonctions qu’il assure qui peuvent se voir impactées, d’où l’apparition d’une diversité de symptômes. Les grandes fonctions d’un organe à chouchouter En effet, l’intestin présente de multiples casquettes. C’est bien sûr l'un des grands acteurs de la digestion, de l’assimilation et de l’élimination de ce que nous ingérons, cela pour pouvoir nourrir convenablement l’ensemble des cellules de notre corps. Il est aussi connu aujourd’hui comme notre " deuxième cerveau" de par la présence de plus de 100 millions de neurones (autant que dans la moelle épinière), du nerf vague et de la synthèse de 20 neurotransmetteurs différents en son lieu. Ils sont tous nécessaires à la communication avec notre encéphale pour influer sur notre comportement et notre équilibre psychologique. Et enfin, il assure une fonction immunitaire : l’intestin fabrique des anticorps lorsque notre tube digestif est en contact avec des bactéries, des virus ou des parasites dangereux. Il empêche aussi les réactions immunitaires de type "allergique" vis-à-vis des protéines alimentaires que nous ingérons.


Article écrit par Marion MANFREDI, naturopathe, psychopraticienne spécialisée en accompagnement alimentaire.


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