Sex'primons-nous - Jouir de sa sexualiteé!

Le temps moyen d'une "partie de jambes en l'air " pour les français est de quatre minutes. Au mieux cela fait rire. Le temps, dans ce domaine, est important tant pour les hommes que pour les femmes. Et nous allons voir pourquoi. "C'est un « truc de femme » que de prendre le temps de faire l'amour." "Les hommes veulent tenir longtemps juste pour satisfaire leur ego ? " Et si le secret pour jouir de sa sexualité était caché entre ces deux caricatures.

Que veut dire jouir de sa sexualité ? Tout d’abord deux petits rappels : Jouir Il y a une palette d’expériences qui vont de la jouissance du corps à des expériences mystiques. Elles sont vécues dans un espace-temps où l’animalité tend à devenir divine et où le divin s’incarne dans notre animalité. Le chemin de la sexualité sacrée est la rencontre de ces deux polarités en une union qui les déploie mutuellement. Il n’y a pas de recette miracle en un temps record pour atteindre cet objectif, juste une connaissance de soi, de ses fonctionnements et l’envie d’aller vers l’autre avec tout ce que nous sommes.


L’animalité dans la sexualité L’acte sexuel se vit dans l’intimité de la femme et cela invite à la conscience de nos actes. C’est cette conscience qui nous permet d’accueillir l’animalité dans la sexualité (voir le numéro précédent). L’animalité est une énergie noble empreinte de la puissance de la nature. Le temps, que nous allons créer, est là pour nous permettre de libérer l’animalité, ce qui nous anime, puis de faire monter cette énergie pour nous épanouir ensemble dans notre intimité. Créer du temps : Dans cet objectif, la participation des hommes est requise et, dans un premier temps, votre attention mesdames !


En effet messieurs, notre biologie joue en notre défaveur. Notre cerveau reptilien, celui qui gère notre survie depuis des milliers d’années, a tout intérêt à ce que ce moment d’intimité soit le plus rapide possible car nous sommes alors très vulnérables. Notre cerveau a donc mis en place la possibilité de fécondation en moins d’une minute. Aujourd’hui nous ne sommes plus en danger et nous pouvons, si nous le souhaitons, nous affranchir de ce système. Pour y arriver, nous avons deux soutiens, la connaissance et notre partenaire. Connaître les mécanismes biologiques nous permettra de surfer avec notre compagne sur la vague de sensations profondes et intenses.


Surfer sur la crête de la vague. Il existe un seuil d’excitabilité chez les hommes qui matérialise la limite du non-retour. C’est-à-dire qu’une fois dépassé, il y aura éjaculation puis phase réfractaire (arrêt de l’érection). À une époque, je pensais que c’était la traversée de cette limite qui procurait le plus de plaisir à l’homme. Je vivais alors une lutte contre moi-même pour créer un temps que je croyais offrir à la femme pour son plaisir. Ce qui est une évolution sur le système biologique, mais pas très fun. Je vous ai parlé de surfer sur la vague du plaisir, un plaisir mutuel. En effet, il existe un délai entre l’orgasme et le seuil de non-retour.


Nous pouvons donc ressentir en tant qu’homme un orgasme, puis un autre, puis un autre... Alors, jouons avec le risque non dangereux de cette ligne à ne pas dépasser pour goûter le plaisir du plaisir. C’est un jeu de contrôle et de lâcher prise. Le contrôle est nécessaire pour sentir et ne pas dépasser ce seuil. Nous pouvons percevoir que nous nous en approchons lorsque nous sentons une forte sensation au niveau de la verge et des testicules. Comme si ça allait exploser ! Nous ressentons alors notre biologie qui souhaite naturellement évacuer cette pression.


Pour profiter de cet instant, il nous faut donc décomprimer le système. Nous allons voir comment vivre cela. Mais avant, je voudrais vous parler du piège d’observer trop intensément ce phénomène, d’où la nécessité de lâcher prise. Une règle d’or : La focalisation augmente la pression. L’étape précédente nous demande de nous intéresser à ce qui se passe dans notre sexe, et si nous nous y intéressons trop, nous allons involontairement augmenter le travail des muscles de cette zone. Il y aura alors une augmentation de pression sanguine, donc d’excitabilité et de risque de dépasser le seuil de non-retour. Pour libérer de la pression, changeons notre focalisation !


Article écrit par Arnaud DANCIE, praticien et coach de vie.


A lire en intégralité à la page 70 dans le magazine #4 de l'hiver.

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